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Sylian nous conte "Macahu"
Cet ailleurs que tout être humain appréhende, vient l’arracher pour l’emmener si loin... Seul le temps le lui rend familier.
Cet ailleurs m’a envahit l’esprit depuis que j’ai quitté l’Algérie pour la France jusqu’à en confondre les frontières. N’ayant pas eu la force de vivre en contradiction avec mon identité, ma culture et ma langue dans ce pays, l’Algérie, qui m’imposait l’orient dans son entier, je me suis résolu à suivre douloureusement cet ailleurs, dans l’espoir de la liberté. Était ce un acte de jeunesse en détresse ou un acte d’égoïsme ? Les deux sans doute.
C’est plus pour libérer ma conscience, non pour crier ma rancœur envers l’Algérie, que j’ai composé ces titres quelque fois dans la joie, car j’entrevoyais notre jeunesse kabyle pleine de vie ainsi que la justesse du combat, parfois dans la douleur, car ce combat a été réprimé dans les cris et le sang avec son lot de cœurs à jamais meurtris.
La Kabylie a toujours été un pays de voix libres, un pays qui aspire à partager son idéal de démocratie et de liberté et tout ce qui lui est imposé du dehors ressemble à un viol envers la personnalité amazighe et kabyle. Tout kabyle où qu’il se trouve n’a nul besoin d’une tutelle morale ou religieuse car il se suffit à lui-même en puisant dans ses valeurs ancestrales et son histoire plusieurs fois millénaire.
Sylian
Ecoutez des extraits de "Macahu"
1: Berziden - (4’27”)
2: Tira - (4’26”)
3: Macahu - (4’26”)
4: Hahat yencaf - (5’16”)
5: Acimi - (4’06”)
6: Nghil - (5’02”)
7: A tamurt - (4’18”)
8: Tayri - (3’47”)
9: Instrumental
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